Corinne Le Dréan

 


L'oeuvre d'art et la poésie

 Sa passion c'est l'art et surtout ce qui se cache derrière l'art, l'émotion, le sens caché, le symbole et sa magie. Tout ce qui fait que l'oeuvre est "belle" tant dans son image que dans sa construction, dans ce qu'elle véhicule au travers des corps que nous sommes et aussi au travers du temps. Son écriture est spontanée, elle récupère une trame juste avec elle-même à la contemplation d'une oeuvre qui l'inspire...

Ici, voici son partage... 

 "Dans le cadre de mon travail de créateur, j'envisage de publier régulièrement mes poésies ; ceci afin de vous permettre d'avoir un aperçu de ce qui peut être réalisé au travers du symbolisme. Une oeuvre  résonne tant dans ce qu'elle exprime en tant qu'image que dans ce qu'elle peut imprimer en vous et en filigrane. Des mots clefs, des sensations, tant de fragments de l'artiste viennent vous envelopper, non pas que de ravissements ou d'éblouissements mais aussi de souvenirs ou de réminiscences profondes et insoupçonnées...Ainsi, je les découvre au travers de mes mots ou bien encore au coeur d'une pensée furtive ?

Cette oeuvre est un focus du tableau de Giovanni Segantini (pour voir le tableau en entier et découvrir l'artiste : https://fr.wikipedia.org/wiki/Giovanni_Segantini) qui réalisa cette oeuvre justement à la suite de la découverte d'un  poème d'un moine bouddhiste :  Pandjavalli de Mairondapa, le texte lui ayant été traduit par un ami.

Lorsque j'ai écrit mon poème, j'ignorais l'histoire de ce tableau ! Ainsi, il est possible de continuer à dessiner des boucles à la suite d'autres boucles et de rebondir ainsi à l'infini !!! 

 Bonne lecture ...

 


Je suis l’Arbre Mort, et

Depuis la Source m’abreuve

Des âmes en pleurs, des cris et des douleurs/

Un soir, tourmentée,

Je me suis divisée

Séparée de ma sève mais aussi des miens,

Je me suis effeuillée/

Je cherche racine depuis l’or,

Mais le ciel me contient/

Soumise au gré de ses mains,

Je deviens

Le cercle infini et des cycles incertains/

En ce nouveau coeur, j’invoque

La vie enchanteresse, un nouveau chemin,

Moi l’Attrape-rêve ou le magicien/

Le soir venu ma face devient lune,

Une mère blafarde – s’attarde,

Une mère de porcelaine, enluminure

Calée dans l’écrin noir et calciné de mes pensées,

Coiffée de rameaux enchevêtrées

Et de cornes enflammées.

Je chante et m’arc-boute au coeur de la nuit,

Méduse, à la fin.

 

Corinne 

 
 

 

 Pour me suivre : https://incub-essens.blogspot.com/

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